À la Culotte : blog foot

On était au deuxième jour de l’Emirates Cup

C’est avec des cernes jusqu’au nombril et les cuisses endolories par le tournoi de foot de la veille au soir (on y reviendra) qu’on se réveille dans notre hôtel de Westminster. Le temps de descendre avaler un petit-dej costaud (mais toujours pas anglais, même les Brits ont renoncé à proposer du baked beans pour ne pas faire fuir les Continentaux), la journée va être riche en émotions. De Westminster au quartier d’Highbury, on sent comme un frémissement. Welcome home Thierry. Non aligné contre le PSG, Titi va revenir à l’Emirates contre les Gunners, en espérant bien marquer. Pour les plus informés, une pointe de déception : l’arbitre du match a refusé que le Frenchie change d’équipe en cours de match. « Stupid rules » éructera Thierry Henry aux micros d’ESPN après le match.

Aux abords du stade, les sandwiches au pain de mie et les glacières sont là dès 11h. Un peu comme pour le Tour de France, quelques familles commencent à affluer, histoire de profiter du stade encore vide. Par la verrière de la loge, on voit les petites mains s’affairer : les jardiniers arrosent la pelouse, montent méthodiquement les buts, les charmantes hôtesses de Fly Emirates ajustent leur petit voile et défilent synchro comme un régiment de paras chiliens. Ambiance.

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On était à la première journée de l’Emirates Cup

31 juillet 2011 par La team dans On était à..., Reportages // 0 commentaires

Ça commence à Gare du Nord, au poste frontière. Au check-in des forces en présence, ce week-end de chassé-croisé ne respire pas le football. A part une tribu d’Argentins inratable avec leurs sapes jaune et bleu, tout le monde est propre sur lui. Évidemment, dans le train, les maillots commencent à être de sortie. Et, naturellement, ceux des Gunners dominent. Wagon-bar pour le petit dej (on s’est levés à 6h30 pour vous un samedi, hein), ça commence à discuter tactique. Sans qu’on sache pourquoi, Harry Kewell se prend une bâche par un fan d’Arsenal. Pain au chocolat et jus d’orange pour nous, on n’a pas osé le petit dej anglais à base de haricots blancs et de saucisses.

En vitesse, on attrape un taxi pour l’Emirates Stadium. Les célèbres embouteillages anglais ne sont pas usurpés : ça se traîne dans les rues londoniennes. Assez pour qu’on se pointe au Diamond Club, la tribune très très VIP de l’Emirates, avec 10 minutes de retard, pour le premier match du tournoi entre le PSG et les New York Red Bulls. En compulsant rapidement la feuille de match, on se met à pleurer : Titi Henry est préservé pour le big match de demain. Mais on se console : Loïck Landre est bien là pour le PSG, bien décidé à amuser la galerie. Allez, on se cale dans les fauteuils en cuir, comme à la maison, et on ouvre grand nos yeux et nos oreilles.

NEW YORK RED BULLS – PSG

Sur le papier, le match est équilibré. Les Américains sont en plein milieu de leur saison, et Paris aligne une équipe bis pas si dégueulasse avec une ligne de défense classique et une charnière au milieu Matuidi-Bodmer. En 4-2-3-1, les hommes d’Antoine Kombouaré ont pour mission de tout faire passer par Ménez, à droite, et Luyindula, placé derrière Erding. En réalité, c’est pas si simple. Les coiffeurs manquent de vitesse et de spontanéité : les touches de balle se répètent, les tentatives de percée balle au pied s’écrasent dans l’entonnoir adverse. Comme souvent la saison passée, Paris monopolise, mais ne concrétise pas. Et termine par les solutions individuelles, en désespoir de cause : Ménez fait apprécier sa technique, et Jean-Christophe Bahebeck réveille son pied droit en léchant le poteau au quart d’heure de jeu.

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Fuite en Érythrée

« Éliminés du tournoi, les joueurs n’ont plus qu’à faire leurs valises. » Cette conclusion journalistique, souvent lâchée avec badinerie lors des compétitions footballistiques, résonne aujourd’hui avec toute l’étrangeté du fait divers. En Tanzanie, en marge d’un championnat régional, 13 joueurs du club érythréen du Red Sea FC ont décidé de ne pas rentrer au pays avec leur équipe.

Les joueurs érythréens étaient attendus par le staff à l’aéroport samedi après avoir été éliminé en demi-finale de l’édition 2011 du championnat de la CECAFA — aussi appelée la Coupe Kagame inter-club —, organisée par la confédération est-africaine. Mais, au comptage, les dirigeants se sont aperçus que seule la moitié de l’équipe était prête à embarquer.

L’incident a été immédiatement signalé aux autorités de police pour enquête, a précisé à l’agence Reuters Angetile Osiah, secrétaire général de la fédération tanzanienne. Et ce d’autant plus que la moitié de l’équipe présente s’est rendue complice en tentant de faire tamponner les passeports de leurs coéquipiers fuyards.

PAS UNE PREMIÈRE

Mutinerie ? Gros clash ? Non, émigration. Pour les candidats à l’émigration en provenance d’Érythrée, de Somalie et du Soudan, la Tanzanie et ses pays limitrophes sont une plaque tournante pour l’Afrique du Sud, d’où ils peuvent rallier d’autres destinations internationales. Une fuite similaire s’était d’ailleurs produite en 2009 avec l’équipe nationale érythréenne, en marge d’un tournoi régional au Kenya.

Les secrets de la domination catalane

Pourquoi le FC Barcelone domine-t-il outrageusement le football mondial ? Assurément grâce à la qualité de sa formation et grâce au jeu qui y est inculqué, le même pour tous, à tout âge, du premier jour à la Masia jusqu’au dernier match chez les pros : du collectif, des passes, du mouvement.

Voici donc l’histoire d’un petit club de Catalogne, le Margatania FC. C’est pas encore le Barça, loin de là. Avec sa tripotée de bambins à qui il manque les dents de devant, ce petit club se retrouve dernier de sa ligue. Et pour cause, il n’arrive pas à marquer le moindre but, et en encaisse au moins dix par match. Mais qu’importe, ces footballeurs en herbe respirent le bonheur et le collectif. Peu leur chaut de marquer et d’encaisser dix buts, puisqu’ils aiment le football et aiment jouer ensemble.

Ils viennent de terminer la saison avec des stats arlavignonesques : 271 buts encaissés pour… 1 but marqué, lors du dernier match de la saison. Et en Catalogne, avec ce signe du destin, tout le monde croit au renouveau pour la saison prochaine, y compris l’entraîneur.

Et qui sait, peut-être que l’un d’eux intègrera le centre de formation du Barça. Avec déjà dans ses bagages de précieuses valeurs.

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