À la Culotte : blog foot

On était à la première journée de l’Emirates Cup

31 juillet 2011 par La team dans On était à..., Reportages // 0 commentaires

Ça commence à Gare du Nord, au poste frontière. Au check-in des forces en présence, ce week-end de chassé-croisé ne respire pas le football. A part une tribu d’Argentins inratable avec leurs sapes jaune et bleu, tout le monde est propre sur lui. Évidemment, dans le train, les maillots commencent à être de sortie. Et, naturellement, ceux des Gunners dominent. Wagon-bar pour le petit dej (on s’est levés à 6h30 pour vous un samedi, hein), ça commence à discuter tactique. Sans qu’on sache pourquoi, Harry Kewell se prend une bâche par un fan d’Arsenal. Pain au chocolat et jus d’orange pour nous, on n’a pas osé le petit dej anglais à base de haricots blancs et de saucisses.

En vitesse, on attrape un taxi pour l’Emirates Stadium. Les célèbres embouteillages anglais ne sont pas usurpés : ça se traîne dans les rues londoniennes. Assez pour qu’on se pointe au Diamond Club, la tribune très très VIP de l’Emirates, avec 10 minutes de retard, pour le premier match du tournoi entre le PSG et les New York Red Bulls. En compulsant rapidement la feuille de match, on se met à pleurer : Titi Henry est préservé pour le big match de demain. Mais on se console : Loïck Landre est bien là pour le PSG, bien décidé à amuser la galerie. Allez, on se cale dans les fauteuils en cuir, comme à la maison, et on ouvre grand nos yeux et nos oreilles.

NEW YORK RED BULLS – PSG

Sur le papier, le match est équilibré. Les Américains sont en plein milieu de leur saison, et Paris aligne une équipe bis pas si dégueulasse avec une ligne de défense classique et une charnière au milieu Matuidi-Bodmer. En 4-2-3-1, les hommes d’Antoine Kombouaré ont pour mission de tout faire passer par Ménez, à droite, et Luyindula, placé derrière Erding. En réalité, c’est pas si simple. Les coiffeurs manquent de vitesse et de spontanéité : les touches de balle se répètent, les tentatives de percée balle au pied s’écrasent dans l’entonnoir adverse. Comme souvent la saison passée, Paris monopolise, mais ne concrétise pas. Et termine par les solutions individuelles, en désespoir de cause : Ménez fait apprécier sa technique, et Jean-Christophe Bahebeck réveille son pied droit en léchant le poteau au quart d’heure de jeu.

En face, les Américains évoluent sans plus de génie. Les sorties de balle démarrent dans leurs 30 mètres, et les Red Bulls s’en remettent à la vélocité d’Agudelo devant. C’est d’ailleurs le jeune attaquant cainri qui chauffe le premier les gants de Sirigu sur une frappe en angle fermé. La défense parisienne est bien en place, et le ballet Bisevac-Sakho est très mignon à voir jouer : Mamadou fait le tâcheron, Bisevac s’occupe de dégager les situations catastrophe. Peine perdue : sur une passe lumineuse, la charnière se fait prendre à défaut et laisse partir Lindpere, qui ajuste Sirigu d’un enroulé du gauche.

L’Emirates Stadium, à moitié vide, récompense le buteur par des vivats. Déjà que pour la moindre touche obtenue, ça y va de sa salve d’applaudissements, imaginez ce que ça donne sur un but. Pas le temps de philosopher, Paris s’y remet, mais Erding et Bodmer sont plus occupés à viser les troisièmes poteaux. Sans arrêts de jeu, l’arbitre siffle la mi-temps. Un second coup d’œil sur la feuille de match : Paris a aligné des coiffeurs en remplaçants, mieux vaut ne pas s’attendre à un grand match.

On file au lobby du Diamond Club engloutir un fish and chips, tradition oblige. Les petits pois basilic-menthe sont un ravissement, à tel point qu’on oublie que les mi-temps ne durent qu’un quart d’heure. Pas grave, les Cainris et les Parisiens sont repartis sur un rythme de sénateur. Paris conserve le ballon mais ne sais pas quoi en foutre, les Red Bulls sont prêts à les en débarrasser illico. Bahebeck, Jallet, et Ménez tentent de percer la muraille, mais ça manque de précision. Devant, Erding oublie qu’il est droitier et se retrouve systématiquement à jouer avec son pied gauche, ça tient du prodige.

Passée l’heure de jeu, c’est plus franchement l’éclate. Les Parisiens tentent des frappes de loin, les Red Bulls balancent des longs ballons. Le public anglais continue de s’ébaudir à chaque tir tenté. AK, sans déconner, joue son va-tout et fait entrer Loris Arnaud. Appelé par le speaker du stade, le n°18 parisien suscite l’interrogation, en mode « Who’s that guy ? ». Oui, à l’heure où le staff parisien s’offre un mercato 24 carats, certains pensent que Loris Arnaud a été payé plusieurs millions. Illusion vite dissipée.

Tags

Partage cet article

Articles similaires

Réagis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

A la Culotte Social Club
Tumblr