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On était au deuxième jour de l’Emirates Cup

ARSENAL – RED BULLS NEW YORK

Comme hier, aucun temps mort entre les deux matchs. Les Argentins ne sont même pas encore sortis du terrain que déjà les New Yorkais font leur entrée sur la pelouse. Les tribunes, pleines à craquer, se laissent prendre par les sentiments : au milieu d’une tripotée de joueurs, le crâne rasé de Titi Henry apparaît. Énorme ovation. Welcome home Thierry. Henry commence déjà son tour d’honneur en saluant les tribunes. Même au petit jeu de conservation de ballon à 5 vs 5, chaque passe d’Henry est saluée. Ce match va être spécial…

Ouais en fait nan.

Comme hier, Arsenal aligne une très bonne équipe. Van Persie et Gervinho, qui n’ont joué qu’une mi-temps hier, sont alignés, tout comme Koscielny qui fait la paire centrale avec Vermaelen. Wilshere est titularisé mais sort au bout de 5 minutes : on apprendra plus tard que le milieu des Gunners a ressenti une douleur à la cheville. Pour le reste, on note quelques mouvements initiés par Gervinho, qui a déjà gagné le cœur des supporters, mais la défense américaine est appliquée.

En face, Titi décroche beaucoup, jouant parfois milieu défensif, ou appelle de longs ballons. Mais le coup de rein du numéro 14, qui fonctionne encore en MLS, a du mal à prendre à défaut la défense d’Arsenal. Les supporters ont dû ressentir une petite pointe de nostalgie. Titi aurait pu ouvrir le score sur coup franc, mais Szczesny déroule une belle horizontale (25e).

Comme l’Emirates se fait chier, le public lance une ola pour pousser ses joueurs : et une, puis deux, puis trois, puis… elle se brise à l’orée des arrêts de jeu quand Gervinho obtient un coup franc lointain déposé aux 6 mètres sur la tête piquée à l’aise Blaise de RVP (1-0, 43e). Arsenal regagne les vestiaires avec l’avantage et le trophée.

En seconde période, beaucoup de changements du côté d’Arsenal, peu ou prou les mêmes qu’hier. Toujours pas de trace de Fabregas, cependant. Le match repart sur des bases lentes, et le gigot d’agneau du midi nous fait piquer du nez. On s’accorde une pause café et l’on croise Ray Parlour, avec qui on a tapé la sphère hier. C’est parti pour une petite discussion informelle avec l’ancienne gloire des Gunners, aussi peu emballée que nous par ce match. Le milieu def’ rouquin période 90′s nous fait part de sa déception de n’avoir jamais pu jouer en match officiel à l’Emirates, même lorsqu’il était à Middlesbrough. There there.

Une nouvelle fois en fin de match, Arsenal craque. Sur un débordement anodin, Bartley détourne le ballon dans ses filets. En l’espace de cinq secondes, le public de l’Emirates passe du rire jaune à la colère blasée. En aplomb de notre loge, des Gunners s’interpellent avec un fort accent cockney : visiblement, l’un d’eux commencent déjà à gerber sur Arsenal version 2011 quand l’autre appelle à un peu plus de clémence. Et c’est au milieu de cette joute anglophone que l’arbitre signe la fin du match.

Pour l’histoire, ce sont donc les New York Red Bulls qui gagnent l’Emirates Cup, et en tant que capitaine, la primeur de soulever le trophée revient à Titi Henry. Bon gré, mal gré, les travées de l’Emirates trouvent une raison de se réjouir et offrent un triomphe romain à Monsieur Henry. Petite larme.

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4 commentaires

  1. Romain.p2 août 2011 à 14 h 29 min

    Gare au HTML les gars ! « le milieu des Gunners« 

  2. Centre de Fitness Toulouse7 août 2011 à 22 h 45 min

    Espérons que le PSG saura mieux jouer qu’hier face à Lorient en se décrispant et oubliant toute la pression face aux investissement de l’Orient…
    A quand le vrai spectacle?

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    [...] soir, tout l’Emirates grondait de plaisir. Après avoir accueilli triomphalement Thierry Henry cet été lors de l’Emirates Cup, les supporters d’Arsenal ont vu s’accomplir devant leurs yeux un miracle [...]

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